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1.
Rappel
Le but est
d’obtenir le jugement des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, pour
mettre fin à l’impunité. Trois principales actions sont conduites en ce sens :
-
Demande au chef de l’Etat de saisir le Conseil de Sécurité ou
l’Assemblée Générale (Tribunal ad hoc), et de porter plainte devant la CPI
-
La plainte
CPI
-
Les
plaintes individuelles devant le juge de droit commun, avec référence à
l’article 6-1 de la convention européenne des droits de l’homme sur le « droit à
un procès équitable », perspective solide, mais qui suppose d’avoir tenté toutes
les voies d’action.
2. La
plainte des ONG
Le 22
janvier 2009, à 16 heures, nous avons déposé auprès de M. Mark Dillon, chef de
l’unité des informations et des éléments de preuve, la plainte que vous trouvez
ci-joint, en format PDF.
-
Plus de
trois cent cinquante ONG, associations, et syndicats, des structures nationales
et des associations de quartier : un tableau vivant de ceux qui font les droits
de l’homme à travers les continents.
Une quarantaine d’avocats
signataires, et déjà une équipe internationale qui se structure et apprend à
allier les compétences.
-
Les griefs
retenus : crimes de guerre et crimes contre l’humanité, compte tenu
du
systématisme des méfaits de l’armée israélienne
Le dépôt
du dossier ne veut pas dire que l’enquête est ouverte. Attention dans nos écrits
à ne pas faire de confusions, qui soulèveraient des espoirs factices ! Nous
avons pu expliquer notre démarche, qui visait à déposer rapidement une plainte
pour témoigner de l’évidence du crime, mais nous avons bien expliqué que ce
n’était qu’une première phase. Il nous a été dit qu’aucune décision ne serait
prise sans que nous ayons déposé nos autres preuves. Nous distinguons ainsi le
cadre général (infos venant des organismes ONU et ONG) et les actes identifiés
(Les premières équipes parties là-bas reviennent ce week end – D’autres vont
partir
dans un esprit de travail pluridisciplinaire qui couvre le
concept des crimes graves : juristes, médecins légistes, psychologues).
L’Arab
Medical Union a envoyé pendant l’agression des équipes de 147 médecins prêts
tous à collaborer avec nos experts en Egypte et sur place, et nous les avons
mandatés au nom de la coalition, dans le cadre de la recherche de preuves (Art.
15.2).
Mais il y
a aussi la question de la double nationalité. Le ministère de la Défense
israélien a retiré les noms de ces généraux… Démarche explicite, et bien faible
car des militants avaient déjà relevé ces identités…
3.
L’Autorité Palestinienne donne compétence à la CPI
Grande
étape ! L’autorité palestinienne a donné compétence à la CPI. Une déclaration
qui a un sens politique considérable, et va poser le problème de la nature
juridique de l’Autorité palestinienne, ce d’autant plus que pour un Etat, il
peut y avoir une déclaration de compétence sans ratification. De plus, la Cour a
pour vocation de protéger les populations, et pas les Etats, et comment admettre
que la population la moins protégée, car n’ayant pas d’Etat, se trouve exclue de
la juridiction de la CPI ? Un débat majeur.
4.
Engagement d’autres Etats
La Bolivie
a porté plainte. D’autres Etats devraient suivre. Très important pour la
construction de la « base raisonnable » condition des poursuites.
5.
Plaintes individuelles
De
premières plaintes individuelles sont en préparation, devant le juge français et
le juge belge, par des nationaux ayant perdu un membre de leur famille sous els
bombardements.
6.
Armement
Les
associations et avocats belges préparent des recours adaptés à la question de la
vente des armes à direction d’Israël.
* * *
Le statut
de la CPI n’est pas celui que voulaient les défenseurs des droits de l’homme. Il
permet toutefois d’avancer, et tout doit être fait avec méthode dans cette
direction.
Pour
conforter cette action, il n’y a pas de meilleure assise que le renforcement de
la coalition des ONG et associations. La liste, bien entendu reste ouverte, et
chaque fois que nous adresserons de nouvelles pièces à la CPI, nous le ferons au
nom de la liste actualisée. N’oubliez pas non plus la pétition de soutien à
cette action.
Nous
allons chercher, après cette première phase toute en urgence, à améliorer
l’information, pas un site Internet adapté.
La porte
est toujours ouverte aussi aux militants, juristes et avocats qui entendent
apporter leur concours.
J’insiste
pour dire que rien n’aurait été possible sans le soutien des ONG, associations
et syndicats, regroupés dans cette coalition, qui est le gage de notre
indépendance, et à qui nous rendrons compte fidèlement des actions.
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