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Global
Coordination For Sami Al Haj
Tout a été dit ou presque sur le
camp de Guantanamo.
Les plus grandes ONG
internationales se sont prononcées
Même le CICR a abandonné en
partie sa prudence et sa neutralité naturelle
pour critiquer l’existence même de ce camp. Le
HCHR et le parlement européen ont de leur part
demandé sa fermeture.
Sur 800 personnes qui y seront
passées, peut-être quelques dizaines, et au prix
de quelles tortures, semblent devoir être
poursuivies.
L’injection létale est promise à
certains détenus, alors que les preuves de leur
culpabilité auront été extirpées dans les
prisons secrètes de la CIA. Et ce dans des
conditions qui risquent de rester pour toujours
dans les ténèbres de l’humanité.
Au nom de la guerre contre le
terrorisme, l’administration américaine opère à
Guantanamo une véritable légalisation des formes
post modernes de la torture :
- Isolement
total avec enchaînement presque permanent des
mains et des pieds,
- Refus
de soigner un détenu comme moyen de pression,
- Torture
par exposition à une température extrême, haute
ou basse,
- Torture
par projection d’ondes et de bruits
insupportables,
- Torture
par exposition à une lumière forte,
- Torture
des prisonniers en grève de la faim par
soumission forcée à des perfusions, etc.
Jusqu'à la perte des quatre
détenus déclarés victimes de suicide, les
statistiques officielles faisaient état de 41
tentatives de suicide commises par 25 détenus.
Y a-t-il un médecin capable de
décrire l’état de Sami al-Haj, le cameraman
d’Aljazeera, après plus de 100 jours de grève de
la faim et d’alimentation forcée ? « je suis
taraudé, écrit Sami à son avocat, par cette
question : pourquoi suis-je puni ? Cette
question obsède mon esprit et tourne en boucle
dans ma tête ».
Peut-on imaginer le sentiment de
son compatriote, le soudanais Adel Hamad, un
symbole de l’action humanitaire transformé en
« combattant ennemi » malgré lui ? Complètement
acquitté depuis trois mois, il reste jusqu’à ce
jour détenu à Guantanamo !
Peut-on garder plus de 5 ans le
président de l’association de charité « Wafa »,
le saoudien Abdullah al Matrafi, pour avoir
construit des cliniques et des écoles en
Afghanistan ?
Avec le camp de Guantanamo, les
principes protecteurs des droits de l’homme se
paupérisent et se dévaluent, car ceux qui
prétendent les incarner les foulent au pied !
C’est pourquoi nous appelons à la
fermeture immédiate du camp de Guantanamo.
Agissons ensemble pour y arriver.
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