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24-25/09/2004
La 2ème Conférence des ONGs
humanitaires et caritatives s’est tenue dans un contexte où les besoins
sur les plans humanitaire et caritatif se sont accrus. Les conflits, les
guerres, les occupations, et les catastrophes naturelles ont réduit de
nouvelles populations au dénuement et à la pauvreté. La situation des
réfugiés s’est détériorée dans le monde, notamment en Palestine, en
Afrique et en Asie. Au Darfour et au Sud du Soudan, des milliers
d’individus souffrent des déplacements forcés, de la faim et des
maladies. En Palestine, la politique d’agression continue de Sharon a
expulsé des milliers de Palestiniens hors de leurs maisons, notamment à
cause du mur de séparation qu’ils continuent de construire malgré la
condamnation de la Cour internationale de justice. En sus, les actes de
démolition et les tueries de Palestiniens se sont multipliés.
Au même moment,
l’occupation de l’Irak et la déliquescence de l’Etat irakien ont conduit
à la paralysie des infrastructures et des services publics déjà
grandement détériorés. De ce fait l’aide et le secours des Irakiens et
la distribution des médicaments sont devenus des tâches difficiles dont
se sont chargées les ONGs humanitaires et caritatives qui se sont
constituées après la chute de l’ancien régime. Ces ONGs ont, dans une
certaine mesure, pu soulager la population d’un certain nombre de
difficultés.
Les ONGs humanitaires
et caritatives ont dû également faire face à beaucoup de catastrophes
naturelles contre lesquelles elles ont mobilisé d’importantes ressources.
En plus de ces
efforts considérables, les ONGs humanitaires et caritatives ont dû
confronter les entraves des Etats et l’arbitraire des pouvoirs sous
divers prétextes. Certaines de ces entraves ont empêché les ONGs d’être
présentes dans les zones sinistrées ou de conflit, ce qui a constitué un
fardeau supplémentaire pour ces ONGs.
Afin de soutenir ces
ONGs, de faciliter leur travail et de les défendre, les congressistes
1) appellent à mettre
en œuvre les instruments du droit international, les pactes et les
conventions internationaux, et les résolutions des Nations unies
concernant la protection des ONGs humanitaires et caritatives. Cette
tâche exige un effort soutenu pour informer ces ONGs des droits et des
formes de protection prévus par ces textes qu’elles peuvent utiliser
pour se protéger, et leur fournir assistance dans ce domaine.
2) appellent à œuvrer
pour proposer de nouveaux textes afin d’enrichir et de consolider les
outils juridiques actuellement disponibles pour la protection des ONGs
humanitaires et caritatives et de leurs personnels.
3) appellent le BIH à
s’activer pour élargir son champ d’action au soutien des ONGs
humanitaires et caritatives dans leurs domaines d’activité en facilitant
leur communication et en les orientant dans la maîtrise de l’acquisition
des ressources.
4) appellent la
communauté internationale et les institutions des Nations unies à
rejeter la catégorisation de toute ONG ou individu par des qualificatifs
qui entraveraient l’exercice de leurs missions, et ce sur la base de
décisions ou d’accusations politiques quelle qu’en soit la provenance,
et à ne s’en tenir qu’aux décisions de justice fondées.
5) appellent les
Nations unies à constituer une commission d’enquête dont la mission
consiste à examiner le bien-fondé de toute accusation visant toute ONG
ou individu, membre ou non de l’ONU.
6) appellent à
intensifier la coopération et l’association entre les ONGs humanitaires
et caritatives, ainsi qu’entre ces dernières et les sources de
financement irréprochables, et ce quelles que soient leurs appartenance
et orientation, au service de l’homme indépendamment de sa race, sa
couleur, son sexe ou sa religion.
7) appellent les ONGs
à la transparence totale et au respect des lois internationales et
locales ainsi qu’à l’observance de leurs statuts et cahiers des charges.
8) appellent à
l’application par la communauté internationale des Conventions de Genève
et des conventions internationales relatives à la protection des ONGs
humanitaires et caritatives et de leurs personnels et leurs ressources,
contre les entraves, agressions et actes terroristes qu’elles subissent.
9) appellent à
l’institution de lois nationales pour la protection des personnes
oeuvrant dans l’humanitaire et les droits de l’homme et à la
facilitation du travail des ONGs.
10) appellent à la
condamnation de tous les actes de violence – quels qu’en soient les
auteurs – à l’encontre des civils, des ONGs humanitaires et caritatives
et de leurs personnels, et à la réprobation de toutes les formes de
terrorisme y compris le terrorisme d’Etat.
11) appellent à
mettre fin à toute forme d’occupation et à préserver la souveraineté des
peuples et à distinguer entre la résistance légitime contre l’occupation
et le terrorisme.
12) appellent à
œuvrer pour la résolution pacifique des conflits internes et pour des
réformes radicales préservant les intérêts des peuples et respectant les
dispositions du droit international afin de prévenir les catastrophes
naturelles.
13) appellent à
garantir la liberté des ONGs humanitaires et caritatives à assurer
l’acheminement des aides aux parties en conflit, à l’instar du CICR.
14) appellent à
élargir la base de représentation des ONGs humanitaires et caritatives
au sein du BIH.
15) appellent à
intensifier le travail du BIH.
16) appellent le BIH
à œuvrer pour l’adoption d’une déclaration universelle relative aux
droits et aux responsabilités les personnes et des groupes oeuvrant dans
l’action l’humanitaire et caritative.
Les membres élus du bureau international des ONGs humanitaires
|
Haytham Manna
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(Syria) |
Président |
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Wendell Belew |
(USA)
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Vice- Président
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Abdel Rahman al-Nouaimi
|
(Qatar)
|
Vice- Président
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Pierre De la Croix
|
(France) |
Vice- Président |
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Abbas Aroua |
(Switzerland) |
Porte-parole |
|
Abla Abu Elbeh |
(Palestine) |
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Mohammad al-Qutubi |
(Arabie Saoudite) |
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|
Elwahibi Saleh |
(Arabie Saoudite) |
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Issam moustafa
|
(U K) |
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Wathab Al-Sadi |
(Iraq) |
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Khaled Diab |
(USA) |
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Alfredo Thabet Jr. |
(Brazil) |
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Khaled al-Fawwaz
|
(Saudi Arabia) |
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|
Jean-Claude PONSIN |
(France)
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|
Hakar Mohammad Ahmmad
|
(Tchad) |
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